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Créateur UGC TikTok : comment déclarer ses revenus ?

Créateur UGC TikTok : comment déclarer ses revenus ?

Créer des vidéos TikTok ou Instagram pour des marques est devenu une activité professionnelle à part entière. Et contrairement à une idée encore répandue, vous n'avez pas nécessairement besoin de disposer de dizaines de milliers d'abonnés pour devenir créateur UGC.

Dans l'User Generated Content, une marque peut vous rémunérer avant tout pour votre capacité à produire une vidéo, une démonstration, un témoignage ou des photographies qu'elle utilisera ensuite dans sa communication.

Dès lors que cette activité génère des revenus, une question apparaît rapidement : comment déclarer ses revenus UGC et sous quel statut exercer ?

La réponse dépend notamment de la nature exacte de vos prestations. Car derrière l'expression « créateur UGC » peuvent se cacher des activités juridiquement et fiscalement différentes.

Créateur UGC et influenceur : quelle différence ?

La distinction est importante.

Un créateur UGC peut être rémunéré par une entreprise pour produire du contenu destiné à la marque, sans nécessairement le diffuser auprès de sa propre communauté. La marque peut ensuite publier cette vidéo sur ses comptes, son site internet ou l'utiliser dans ses campagnes publicitaires.

L'influence commerciale répond à une logique différente. La réglementation la définit notamment par le fait de mobiliser sa notoriété auprès de son audience, en contrepartie d'un avantage économique, afin de promouvoir un bien, un service ou une cause.

Un même créateur peut naturellement exercer les deux activités.

Vous pouvez par exemple facturer 500 € à une marque pour produire trois vidéos qu'elle diffusera elle-même. Vous pouvez ensuite être rémunéré par une autre entreprise pour présenter un produit sur votre propre compte TikTok.

La distinction n'est pas seulement sémantique : la qualification de votre activité peut avoir des conséquences sur son traitement juridique, fiscal et social.

Faut-il créer une entreprise pour proposer de l'UGC ?

Dès lors que vous exercez cette activité professionnellement et percevez des rémunérations, elle doit être déclarée.

Depuis la mise en place du guichet unique des formalités des entreprises, la création ne se réalise plus auprès d'une CCI ou d'une Chambre de métiers comme l'indiquait auparavant notre article. La formalité de création s'effectue désormais en ligne via le guichet unique.

Vous obtenez notamment un numéro SIREN/SIRET qui vous permet d'exercer votre activité et de facturer vos clients.

Reste alors à déterminer sous quelle forme juridique exercer.

La micro-entreprise est-elle adaptée à un créateur UGC ?

Pour commencer une activité UGC seul, la micro-entreprise constitue souvent une solution simple.

Il faut cependant bien distinguer deux notions : la micro-entreprise n'est pas une forme juridique différente de l'entreprise individuelle. Il s'agit d'un régime fiscal et social simplifié applicable à l'entrepreneur individuel lorsque les conditions requises sont réunies.

Son principal avantage réside dans sa simplicité. Vous déclarez périodiquement votre chiffre d'affaires encaissé et vos cotisations sociales sont calculées à partir de celui-ci.

Pour un créateur qui commence avec quelques collaborations mensuelles et relativement peu de charges, cette organisation peut être suffisante.

Mais simplicité ne signifie pas systématiquement pertinence.

Le créateur UGC peut progressivement supporter des dépenses importantes : smartphone et matériel vidéo, ordinateur, éclairage, logiciels de montage, déplacements, accessoires, décors, abonnements ou encore prestations externes.

Or le régime micro ne permet pas de déduire vos dépenses professionnelles réelles pour déterminer votre bénéfice imposable.

À mesure que votre chiffre d'affaires et vos charges augmentent, il devient donc pertinent de comparer ce régime avec d'autres possibilités.

EI, EURL, SASU : quand faut-il envisager une autre structure ?

Il n'existe pas un niveau de revenus universel à partir duquel tout créateur UGC devrait créer une société.

Le choix dépend de votre chiffre d'affaires, de vos dépenses professionnelles, de votre besoin de rémunération, de votre protection sociale et de la manière dont vous envisagez de développer votre activité.

Une entreprise individuelle au régime réel permet notamment de tenir compte des charges effectivement supportées par l'activité.

La création d'une EURL ou d'une SASU répond à une logique différente : vous exercez alors par l'intermédiaire d'une société disposant de sa propre personnalité juridique.

Ce changement peut devenir intéressant lorsque votre activité prend de l'ampleur, mais il implique également davantage d'obligations comptables et juridiques.

Il ne faut donc pas créer une SASU simplement parce que votre chiffre d'affaires atteint arbitrairement un certain montant. Il faut comparer les différents scénarios à partir de votre situation réelle.

Le régime de la micro-entreprise dispose par ailleurs de ses propres seuils de chiffre d'affaires et les conséquences d'un dépassement dépendent notamment de sa répétition sur plusieurs années.

BIC ou BNC : comment sont imposés les revenus d'un créateur UGC ?

C'est l'une des nuances importantes qui disparaît lorsque l'on regroupe tous les créateurs de contenus sous une même appellation.

L'administration distingue plusieurs situations.

Lorsqu'une activité de création de contenu consiste à promouvoir des biens ou services contre rémunération ou avantage en nature et relève de l'influence commerciale, elle est qualifiée de commerciale : les revenus correspondants sont déclarés en BIC.

Lorsque la création de contenu ne consiste pas à promouvoir des biens ou services en contrepartie d'un avantage économique, l'activité peut relever d'une activité indépendante imposée en BNC.

Enfin, certaines créations originales peuvent relever du régime des artistes-auteurs lorsque les conditions sont réunies.

Pour un créateur UGC, il est donc risqué de choisir une catégorie uniquement parce qu'un autre créateur utilise la même.

Il faut examiner ce que vous vendez réellement à vos clients : production de contenu, prestation publicitaire, diffusion auprès de votre audience, cession de droits ou combinaison de plusieurs prestations.

Comment facturer ses prestations UGC ?

Une fois votre activité déclarée, chaque collaboration rémunérée doit pouvoir être correctement documentée.

Prenons une prestation comprenant :

  • la création de trois vidéos ;
  • le montage ;
  • leur livraison à la marque ;
  • l'autorisation d'utiliser les vidéos pendant six mois dans des campagnes TikTok Ads.

Il ne s'agit pas nécessairement d'une simple ligne « création de contenu ».

La prestation créative et les droits accordés à la marque peuvent avoir intérêt à être précisément définis, notamment lorsque le contenu doit être réutilisé commercialement.

Le ministère de l'Économie rappelle d'ailleurs que les créations originales peuvent être protégées par le droit d'auteur et que leur reproduction ou représentation nécessite l'autorisation du titulaire des droits.

Pour les collaborations relevant de l'influence commerciale, le contrat prend encore davantage d'importance. Depuis le 1er janvier 2026, un contrat écrit est obligatoire lorsque la valeur d'une campagne promotionnelle dépasse 1 000 € HT.

Il doit notamment permettre de formaliser les missions, la rémunération ou les avantages accordés ainsi que les droits et obligations des parties.

Les produits offerts par les marques doivent-ils être pris en compte ?

Être rémunéré ne signifie pas nécessairement recevoir un virement.

Dans le cadre de l'influence commerciale, la contrepartie peut prendre la forme d'une rémunération financière mais également d'un avantage en nature : produit offert, voyage ou autre avantage économique.

C'est un point à ne pas négliger lorsque les collaborations se multiplient.

Recevoir régulièrement des produits en échange de contenus ne signifie donc pas automatiquement que votre activité ne génère aucun revenu simplement parce que votre compte bancaire n'a pas été crédité.

La nature et la valeur des contreparties obtenues doivent être correctement identifiées et suivies.

Créateur UGC et TVA : à partir de quand faut-il s'en préoccuper ?

La TVA mérite d'être traitée indépendamment du choix entre micro-entreprise et société.

Un micro-entrepreneur n'est pas nécessairement exonéré de TVA pendant toute la durée de son activité. Le régime de franchise en base possède ses propres conditions et seuils.

La situation peut également devenir plus technique lorsque vous travaillez avec des agences ou des marques situées dans d'autres pays.

Une prestation facturée à une entreprise française et une prestation facturée à une société établie dans un autre État de l'Union européenne ne se traitent pas nécessairement de la même manière.

Dès que votre clientèle devient internationale ou que votre chiffre d'affaires augmente fortement, la TVA doit donc être anticipée plutôt que découverte au moment de la déclaration.

TikTok, Instagram ou YouTube : faut-il déclarer tous ses revenus ?

Oui : le canal utilisé ne détermine pas à lui seul le traitement fiscal du revenu.

Votre activité peut progressivement cumuler plusieurs sources de chiffre d'affaires :

  • prestations UGC pour des marques ;
  • collaborations commerciales publiées sur vos comptes ;
  • affiliation ;
  • monétisation versée par les plateformes ;
  • cessions de droits ;
  • prestations complémentaires.

L'enjeu comptable consiste alors à identifier correctement la nature et l'origine de chacun de ces revenus.

Cette distinction devient particulièrement importante lorsque les paiements proviennent de plusieurs entreprises ou plateformes, parfois établies à l'étranger.

Une comptabilité correctement organisée doit permettre de rapprocher vos factures, vos paiements et les éventuelles commissions afin de reconstituer votre chiffre d'affaires.

Quand passer d'une activité complémentaire à une véritable entreprise ?

Beaucoup de créateurs commencent l'UGC en parallèle d'un emploi ou de leurs études.

Quelques collaborations deviennent ensuite plusieurs missions mensuelles. Les tarifs progressent, les clients reviennent et de nouvelles sources de revenus apparaissent.

À ce stade, la question n'est plus simplement « comment déclarer mes revenus TikTok ? », mais plutôt « comment structurer une activité devenue rentable ? ».

Il devient pertinent de suivre votre chiffre d'affaires mais aussi votre marge, vos charges, votre revenu réellement disponible et votre trésorerie.

C'est également le bon moment pour réexaminer votre statut. Le régime choisi pour réaliser vos premières prestations n'est pas nécessairement celui qui accompagnera le mieux une activité UGC devenue votre principale source de revenus.

Excilio pour vous accompagner dans votre activité de créateur UGC

Les métiers de la création de contenu combinent aujourd'hui prestations créatives, publicité, plateformes numériques, droits d'utilisation et parfois plusieurs sources de revenus.

Chez Excilio, nous accompagnons les créateurs UGC et entrepreneurs du digital dans la structuration de leur activité, depuis le choix du statut jusqu'à la gestion comptable et fiscale.

L'objectif est de disposer d'une structure adaptée à votre niveau d'activité aujourd'hui, mais également capable d'accompagner son développement demain.

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Équipe Excilio

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