TVA et fiscalité sur Twitch : ce que les streamers découvrent parfois trop tard

Twitch a permis à des milliers de streamers de transformer leur passion en source de revenus. Subs, bits, dons, publicités, partenariats… l’argent arrive parfois vite, souvent sans facture à émettre, et presque toujours depuis des plateformes étrangères.
C’est précisément là que commencent les problèmes. La plupart des streamers ne découvrent les règles fiscales et de TVA qu’après coup, lorsqu’un seuil est dépassé, qu’une déclaration est incohérente ou qu’un contrôle est déclenché.
Ce guide Excilio a pour objectif de poser les bases : comment la fiscalité Twitch fonctionne réellement ?
Twitch n’est pas un employeur : une confusion très répandue
Premier point fondamental : Twitch ne vous verse pas un salaire. La plateforme n’est ni votre employeur, ni un intermédiaire fiscal qui déclare à votre place.
Les revenus Twitch relèvent, dans l’immense majorité des cas, d’une activité indépendante.
Cela implique :
- Une obligation de déclaration,
- Une imposition sur les revenus,
- Et, selon les cas, une gestion de la TVA.
Le fait que les paiements arrivent automatiquement ne change rien à cette réalité fiscale.
Identifier correctement les revenus Twitch (avant de parler TVA)
Sur Twitch, les revenus ne sont pas homogènes. On retrouve principalement :
- Les abonnements (subs),
- Les bits,
- Les revenus publicitaires,
- Les dons via Twitch ou plateformes tierces,
- Les partenariats et sponsors.
Fiscalement, tous ces flux sont imposables, mais ils n’ont pas tous le même traitement TVA.
Les confondre dans une seule catégorie est l’une des erreurs les plus fréquentes chez les streamers.
TVA sur Twitch : pourquoi le sujet arrive “trop tard” ?
Beaucoup de streamers pensent être “hors TVA” tant qu’ils sont en micro-entreprise ou sous la franchise en base. C’est partiellement vrai… mais très incomplet.
Le problème vient surtout de la nature internationale des flux Twitch. Twitch est une plateforme étrangère. Les revenus publicitaires, subs ou bits sont souvent considérés comme des prestations de services électroniques.
Dans certains cas, même sans facturer de TVA, le streamer peut être concerné par :
- Le mécanisme d’autoliquidation,
- Des obligations déclaratives spécifiques,
- Une incohérence entre chiffre d’affaires et TVA déclarée.
Résultat : tout semble “passer” pendant des mois, jusqu’au moment où une régularisation tombe.
Subs, bits et dons : sont-ils soumis à la TVA ?
Les subs et bits ne sont pas des dons au sens fiscal. Ils sont liés à l’accès à du contenu, à des avantages ou à une interaction directe avec le streamer. Ils constituent donc un revenu professionnel.
Sur le plan TVA :
- Tant que vous êtes sous la franchise en base, vous ne facturez pas la TVA,
- Mais ces revenus entrent bien dans le calcul des seuils,
- Et doivent être intégrés dans le chiffre d’affaires.
Les dons “volontaires” suivent la même logique dès lors qu’ils sont réguliers et liés à l’activité de streaming.
Sponsors et partenariats : le piège classique à ne pas sous-estimer
Les partenariats sont souvent la première source de revenus “structurés”. Et c’est aussi là que les erreurs explosent. Un sponsor, c’est une prestation de service. Facturation, TVA, mentions légales : tout s’applique.
Lorsque le sponsor est :
- Français : la TVA française peut s’appliquer,
- Européen : l’autoliquidation est fréquente,
- Hors UE : d’autres règles entrent en jeu.
Ne pas distinguer ces situations mène très rapidement à une TVA mal déclarée.
Micro-entreprise et Twitch : une fausse sécurité fiscale !
La micro-entreprise donne l’illusion de la simplicité. En réalité, elle masque plusieurs problèmes :
- Aucune déduction de charges réelles,
- Une TVA non récupérable,
- Une fiscalité basée sur le chiffre d’affaires, pas sur le bénéfice.
Sur Twitch, où les revenus peuvent être très variables et les charges importantes (matériel, logiciels, production), cela devient rapidement pénalisant.
Beaucoup de streamers découvrent trop tard qu’ils ont payé de l’impôt sur de l’argent qu’ils n’ont jamais réellement gagné.
Le vrai risque : piloter sans comprendre ses flux
La plupart des erreurs fiscales sur Twitch ne sont pas volontaires. Elles viennent d’un manque de lecture des flux :
- Confusion entre ventes, revenus et virements,
- Absence de suivi brut / net,
- Mauvaise anticipation des seuils,
- Aucune vision de la marge réelle.
Quand la croissance arrive vite, ces erreurs deviennent coûteuses.
Anticiper la fiscalité de vos revenus Twitch avec Excilio
Twitch est un excellent levier de monétisation, mais il ne pardonne pas l’improvisation fiscale. La TVA et la fiscalité ne sont pas des sujets secondaires : elles conditionnent la rentabilité réelle de votre activité.
Chez Excilio, nous accompagnons des streamers à différents stades, du lancement à la professionnalisation, pour :
- Identifier précisément la nature des revenus,
- Sécuriser les règles fiscales et TVA,
- Structurer une comptabilité adaptée à des revenus variables,
- Éviter les régularisations tardives.
Sur Twitch, ce que les streamers découvrent trop tard peut être anticipé très tôt. C’est souvent ce qui fait la différence entre une activité fragile… et une activité durable. On fait le point ensemble ?



