COGS est l’acronyme de « Cost of Goods Sold », que l’on peut traduire par coût des marchandises vendues ou coût des produits vendus. Cet indicateur mesure les coûts directement engagés pour acheter ou fabriquer les biens effectivement vendus pendant une période donnée. Il est principalement utilisé par les entreprises commerciales, les e-commerçants, les marques et les fabricants pour déterminer la marge brute générée par leur activité.
Pour un e-commerçant qui achète des produits finis auprès d’un fournisseur, le COGS correspond généralement au prix d’achat des articles vendus, auquel peuvent être ajoutés certains coûts directement nécessaires pour rendre ces produits disponibles à la vente. Il peut notamment inclure le transport d’approvisionnement, les droits de douane, les frais d’importation ou certains coûts de conditionnement. En revanche, les dépenses publicitaires, les commissions de paiement, les frais administratifs et les salaires des fonctions support ne sont normalement pas compris dans le COGS.
Il ne faut pas confondre le COGS avec le montant total des achats réalisés pendant l’année. Si une entreprise achète 10 000 produits mais n’en vend que 6 000, le coût des 4 000 articles restants demeure inscrit dans ses stocks. Seule la valeur des 6 000 unités effectivement vendues participe au COGS de la période.
Le calcul peut être résumé ainsi : stock initial, augmenté des achats et coûts de production de la période, puis diminué du stock final. Cette méthode permet de rattacher au chiffre d’affaires uniquement le coût des produits qui ont réellement généré les ventes.
Prenons une boutique qui commence l’année avec 30 000 euros de stock. Elle achète ensuite pour 100 000 euros de marchandises et termine l’exercice avec 25 000 euros de stock. Son COGS atteint 105 000 euros. Si elle réalise 180 000 euros de chiffre d’affaires hors taxes, sa marge brute s’élève à 75 000 euros, soit environ 41,7 % du chiffre d’affaires.
Le COGS est essentiel pour comparer la performance de différentes catégories, marketplaces ou périodes. Un chiffre d’affaires en hausse peut masquer une dégradation de la marge si le coût d’achat progresse plus rapidement que les prix de vente.
La fiabilité de l’indicateur dépend toutefois de la qualité du suivi des stocks. Les pertes, produits endommagés, écarts d’inventaire, retours et frais d’importation doivent être correctement affectés. Une mauvaise valorisation du stock final peut fausser à la fois le COGS, la marge et le résultat comptable.
Pour piloter correctement un e-commerce, le COGS doit ensuite être complété par les commissions de marketplace, la logistique, la publicité et les retours. Il mesure la marge brute liée au produit, mais pas encore la rentabilité complète de la commande.


