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TVA quand on est freelance : comment ça fonctionne ?

TVA quand on est freelance : comment ça fonctionne ?

Quelle TVA quand on est freelance ?

La TVA est probablement le sujet fiscal le plus mal compris par les freelances. Non pas parce qu’elle est techniquement inaccessible, mais parce qu’elle est souvent présentée comme un simple seuil à surveiller : “tant que je suis en dessous, je n’ai pas de TVA”.

En réalité, la TVA ne se résume pas à une ligne de chiffre d’affaires. Elle dépend de la nature de vos prestations, du type de clients, de leur localisation, et du cadre juridique dans lequel vous exercez. Beaucoup de freelances découvrent trop tard qu’ils étaient concernés… sans le savoir.

Ce guide Excilio a pour objectif de vous expliquer comment fonctionne réellement la TVA pour un freelance, quand elle s’applique, quand elle ne s’applique pas, et surtout comment éviter les erreurs qui coûtent cher.

La franchise en base de TVA : un régime, pas un droit permanent

La majorité des freelances débutent sous le régime de la franchise en base de TVA. Tant que vous respectez certains seuils (voir ceux de 2026 pour le e-commerce), vous ne facturez pas la TVA à vos clients et vous ne la récupérez pas sur vos dépenses.

Ce régime est souvent perçu comme un avantage automatique. En réalité, c’est surtout un régime transitoire, pensé pour les activités de petite taille ou en démarrage.

La franchise en base implique deux choses essentielles :

  • Vous ne collectez pas de TVA sur vos factures.
  • Vous ne récupérez pas la TVA sur vos achats.

Cela peut être favorable si vos clients sont des particuliers ou si vos frais sont faibles. En revanche, dès que vos clients sont des entreprises ou que vos charges augmentent, ce régime peut devenir pénalisant sans que vous vous en rendiez compte.

Le dépassement de seuil : un faux sentiment de sécurité

Beaucoup de freelances pensent que la TVA “arrive d’un coup” lorsqu’on dépasse un seuil précis. Dans la pratique, c’est plus subtil.

Il existe :

  • Un seuil de franchise, en dessous duquel vous restez hors TVA.
  • Un seuil de tolérance, qui peut déclencher la TVA plus tôt que prévu selon les situations.

Le problème n’est pas tant le seuil que l’anticipation. Un freelance qui dépasse sans s’y préparer se retrouve à :

  • Facturer de la TVA sans l’avoir prévue dans ses prix.
  • Avancer de la TVA sans trésorerie suffisante.
  • Découvrir qu’il aurait pu optimiser plus tôt.

La TVA n’est pas qu’un sujet fiscal, c’est aussi un sujet de pricing et de trésorerie.

Tous les freelances ne sont pas égaux face à la TVA

C’est un point fondamental, souvent ignoré. Deux freelances avec le même chiffre d’affaires peuvent avoir des obligations TVA totalement différentes, selon :

  • La nature de leurs prestations.
  • Le type de clients (particuliers ou professionnels).
  • Le lieu d’établissement des clients.

Un freelance qui travaille uniquement avec des entreprises françaises n’a pas la même exposition qu’un freelance qui facture des clients européens ou hors UE. Et cela reste vrai même en dessous des seuils de franchise.

Prestations à des clients français : le cas le plus simple

Lorsque vous facturez des prestations à des clients établis en France, la logique est relativement classique.

  • Sous franchise : vous ne facturez pas de TVA et vous mentionnez la référence légale sur vos factures.
  • Hors franchise : vous facturez la TVA française au taux applicable à votre prestation et vous la reversez à l’État.

C’est la situation la plus simple, mais elle devient rare dès que l’activité s’internationalise, même légèrement.

Clients professionnels étrangers : l’autoliquidation, souvent mal comprise

Dès que vous facturez un client professionnel établi à l’étranger, les règles changent.

Dans de nombreux cas, la TVA ne se facture pas sur la facture. Elle est autoliquidée par le client, dans son pays. Cela signifie :

  • Vous émettez une facture hors TVA.
  • Vous ajoutez une mention spécifique d’autoliquidation.
  • Vous devez déclarer l’opération correctement.

Le piège classique est de penser que “pas de TVA sur la facture” signifie “pas de TVA à gérer”. En réalité, ces opérations doivent être déclarées, et leur mauvaise gestion est un motif fréquent de redressement.

Clients particuliers à l’étranger : une autre logique

Lorsque vous facturez des particuliers situés à l’étranger, notamment dans l’Union européenne, la logique est différente.

Selon la nature de la prestation, vous pouvez être tenu de :

  • Facturer la TVA du pays du client.
  • Utiliser le guichet unique OSS.
  • Déclarer des montants par pays.

Beaucoup de freelances ignorent ces règles parce qu’ils ne travaillent “qu’avec quelques clients”. Or, en matière de TVA, ce n’est pas le volume de clients qui compte, mais la nature de la relation.

TVA et freelancing digital : un terrain miné

Les freelances du digital sont particulièrement exposés à des erreurs TVA. Développement, design, consulting, marketing, prestations intellectuelles, services dématérialisés… ces activités impliquent souvent :

  • Des clients étrangers.
  • Des plateformes intermédiaires.
  • Des paiements en devises.
  • Des prestations difficiles à “localiser”.

Sans accompagnement par un expert-comptable spécialiste de l’activité freelance, beaucoup d’entre vous appliquent la TVA par réflexe… ou l’ignorent complètement. Les deux approches sont risquées.

Récupérer la TVA : un levier souvent sous-estimé

La TVA n’est pas uniquement une contrainte. C’est aussi un levier financier.

Dès lors que vous êtes assujetti, vous pouvez récupérer la TVA sur vos dépenses professionnelles : logiciels, matériel, prestations, déplacements, formations, etc.

Pour un freelance avec des frais significatifs, rester en franchise peut coûter plus cher que collecter la TVA. Le bon choix dépend toujours de la structure réelle de l’activité, pas d’un principe général.

TVA et trésorerie : un lien direct à ne pas minimiser

La TVA n’est jamais votre argent. Mais elle transite par votre trésorerie. Un freelance qui facture de la TVA doit être capable de :

  • La collecter.
  • La conserver.
  • La reverser aux bonnes échéances.

Sans organisation, la TVA devient une charge invisible qui crée des tensions de trésorerie. C’est souvent là que les problèmes apparaissent, surtout après une forte croissance.

Les erreurs que nous constatons le plus sur la TVA

Certaines erreurs reviennent systématiquement dans l’activité freelance :

  • Ignorer la TVA sur les prestations à l’étranger.
  • Facturer sans anticiper l’impact sur les prix.
  • Confondre TVA collectée et revenu disponible.
  • Rester en franchise alors que les frais explosent.
  • Découvrir les obligations après un contrôle ou un courrier.

Ces erreurs ne sont presque jamais volontaires, elles sont liées à un manque de lecture globale et à un manque de connaissance.

Comment piloter sa TVA intelligemment quand on est freelance ?

Une TVA bien gérée repose sur quelques principes simples :

  • Comprendre ses flux avant de choisir un régime.
  • Anticiper les seuils et les bascules.
  • Adapter ses prix à la TVA, pas l’inverse.
  • Suivre la TVA comme un indicateur à part entière.

La TVA ne doit jamais être subie. Elle doit être intégrée dans le pilotage.

Gérer la TVA en tant que freelance avec Excilio

Chez Excilio, nous ne traitons pas la TVA comme une formalité déclarative. Nous l’intégrons dans une vision globale : activité, clients, trésorerie et trajectoire.

Nous aidons les freelances à :

  • Comprendre quand la TVA s’applique réellement.
  • Sécuriser leurs factures et leurs mentions.
  • Anticiper les seuils et les changements de régime.
  • Piloter leur activité sans mauvaises surprises fiscales.

Parce qu’en freelance, la TVA n’est pas un détail technique, c’est souvent le point de bascule entre une activité confortable et une activité sous tension. On en parle dès maintenant ?

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