Facturation électronique & e-commerce : ce qui change en 2026

La facturation électronique n’est plus un sujet prospectif ou réservé aux grandes entreprises. À partir de 2026, elle devient une obligation structurante pour l’ensemble des entreprises assujetties à la TVA, y compris les e-commerçants.
Cette réforme ne se limite pas à un changement de format de facture. Elle transforme en profondeur la manière dont les ventes sont déclarées, contrôlées et exploitées comptablement. Pour l’e-commerce, qui repose déjà sur des flux massifs, multi-canaux et souvent automatisés, l’impact est direct.
L’enjeu n’est donc pas uniquement la conformité. Il est aussi opérationnel, fiscal et stratégique.
Pourquoi la facturation électronique devient obligatoire ?
L’objectif principal de la réforme est fiscal. L’État cherche à réduire la fraude à la TVA et à fiabiliser les déclarations en automatisant la transmission des données de facturation.
Mais au-delà de cet objectif, la réforme s’inscrit dans une logique plus large de modernisation :
- Standardisation des échanges entre entreprises,
- Dématérialisation complète des processus de facturation,
- Automatisation du contrôle fiscal,
- Réduction des délais et des erreurs de traitement.
La facture électronique devient ainsi un objet structuré, lisible par les systèmes informatiques, et non plus un simple document PDF envoyé par e-mail.
Pourquoi l’e-commerce est particulièrement concerné ?
L’e-commerce combine plusieurs facteurs qui rendent la facturation électronique incontournable :
- Volume élevé de transactions,
- Multiplicité des canaux (site, marketplace, social commerce),
- Paiements intermédiaires via des PSP,
- Retours, remboursements et avoirs fréquents,
- Ventes internationales.
Une comptabilité basée uniquement sur des virements bancaires ou des exports simplifiés devient insuffisante dans ce nouveau cadre.
La facturation électronique impose une logique de traçabilité complète entre la vente réalisée, la facture émise, le paiement encaissé et la TVA déclarée.
Le calendrier d’application mis à jour : ce qu’il faut retenir
La mise en place de la facturation électronique se fait de manière progressive.
À partir du 1er septembre 2026 :
- Toutes les entreprises assujetties à la TVA devront être en capacité de recevoir des factures électroniques,
- Les grandes entreprises et les ETI devront également émettre leurs factures sous format électronique et transmettre les données à l’administration.
À partir du 1er septembre 2027 :
- L’obligation d’émission de factures électroniques sera étendue aux PME, TPE, indépendants et micro-entrepreneurs assujettis à la TVA.
Concrètement, même si votre activité e-commerce est de petite taille, vous devez anticiper dès 2026 votre capacité à recevoir et traiter des factures électroniques conformes.
Qu’est-ce que ça va changer pour vous concrètement ?
La réforme repose sur deux mécanismes complémentaires qui devraient faire évoluer vos pratiques de la facturation.
L’e-invoicing
Il concerne les transactions B2B domestiques entre entreprises assujetties à la TVA en France. Les factures devront être émises dans un format structuré reconnu (Factur-X, UBL, CII), permettant un traitement automatisé.
Un simple PDF ne sera plus suffisant, même s’il est envoyé par voie électronique.
L’e-reporting
Il concerne les opérations qui ne relèvent pas du B2B domestique :
- Ventes B2C
- Ventes à l’international
- Encaissements hors champ TVA
Dans ces cas, les données essentielles des transactions devront être transmises à l’administration via une plateforme agréée. Pour un e-commerçant, cela signifie que même les ventes aux particuliers entrent dans le périmètre de la réforme, sous une forme différente.
Facturation électronique et TVA : un point de vigilance majeur
La facturation électronique ne simplifie pas automatiquement la TVA. Elle la rend simplement plus visible.
Pour un e-commerce, les points sensibles restent :
• La distinction B2B / B2C
• Les ventes intracommunautaires
• L’application de l’OSS
• Les ventes hors UE
• Les remboursements et avoirs
Une mauvaise configuration entraîne non pas une simple erreur comptable, mais une incohérence directement détectable par l’administration.
Comment s’y préparer intelligemment dès maintenant ?
La question n’est pas de savoir si vous devez vous préparer, mais comment.
Cela passe par :
- Un outil de facturation compatible avec les formats requis,
- Une articulation claire entre e-commerce, facturation et comptabilité,
- Un paramétrage TVA adapté à votre modèle réel,
- Une capacité à produire et recevoir des factures électroniques sans rupture.
Pour un e-commerçant, la facturation électronique ne doit pas être traitée comme un projet isolé, mais comme une extension logique de l’automatisation déjà en place.
La facturation électronique, un levier de pilotage ?
Bien mise en œuvre, la réforme peut devenir un avantage pour vous et votre e-commerce :
- Réduction des ressaisies,
- Rapprochements comptables plus fiables,
- Vision plus claire de la TVA à payer,
- Meilleure lecture du chiffre d’affaires réel.
Mais cela suppose de ne pas subir la réforme. Elle doit être intégrée à une organisation comptable cohérente, pilotée et adaptée à l’e-commerce.
Adopter la facture électronique avec l’approche Excilio
Chez Excilio, nous accompagnons les e-commerçants dans cette transition avec une logique simple : la conformité est un prérequis, le pilotage est l’objectif.
Notre rôle consiste à :
- Sécuriser vos obligations de facturation électronique,
- Adapter les outils à votre modèle de vente,
- Fiabiliser la TVA et les flux multi-canaux,
- Transformer une contrainte réglementaire en organisation durable.
La facturation électronique n’est pas une fin en soi. C’est un nouveau cadre. Bien utilisé, il peut renforcer la lisibilité et la solidité financière de votre activité e-commerce. Anticipez dès maintenant et contactez-nous pour mettre en place les bonnes pratiques !



