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Micro-entreprise, EI ou société… quel est le meilleur choix pour le statut freelance ?

Micro-entreprise, EI ou société… quel est le meilleur choix pour le statut freelance ?

Freelance, quel statut juridique pour votre activité ?

Quand on devient freelance, le choix du statut arrive souvent trop tôt… ou trop tard.

Trop tôt, parce qu’on se laisse impressionner par les “optimisations” et l’on crée une société avant même d’avoir un modèle stable. Trop tard, parce qu’on reste en micro par confort administratif alors que l’activité a changé : plus de clients, plus de frais, plus de TVA, parfois même un début d’équipe ou de sous-traitance.

Le problème, c’est que le web traite ce sujet comme un tableau comparatif. Or un statut n’est pas un produit qu’on achète, c’est un cadre de fonctionnement : il impacte la façon de facturer, la TVA, la trésorerie, la protection du dirigeant, les charges sociales, l’impôt… et surtout la liberté de décision au quotidien.

Ce guide Excilio est là pour vous aider à choisir proprement entre micro-entreprise, entreprise individuelle au réel (EI) et société (EURL ou SASU, selon votre logique)

Sans recette magique, mais avec des critères concrets !

Avant tout : les erreurs fréquentes à éviter

Avant de rentrer dans le vif du sujet et de comparer les formes juridiques, voici certaines erreurs qui reviennent en boucle et que vous devez éviter :

  • Rester en micro trop longtemps alors que les frais explosent.
  • Créer une société trop tôt pour une optimisation fantasme, sans chiffre stable.
  • Ignorer la TVA jusqu’au dépassement, puis devoir régulariser dans l’urgence.
  • Choisir un statut sans penser à la rémunération (et se retrouver bloqué).
  • Confondre chiffre d’affaires et revenu disponible et piloter à l’aveugle.

Le bon statut est celui qui vous évite ces pièges, pas celui qui “sonne bien”. Maintenant, rentrons dans le concret.

La bonne question n’est pas “quel statut juridique est le meilleur ?” 

Être freelance, c’est d’abord vendre une prestation. Cela veut dire :

  • Vous avez un cycle de facturation (forfait, TJM, abonnement, acompte/solde)
  • Vous avez des encaissements plus ou moins réguliers
  • Vous avez des frais pro plus ou moins importants
  • Vous avez une exposition TVA selon vos clients et vos seuils
  • Vous avez une trajectoire (freelance solo, montée en gamme, collectif, agence…)

Le bon statut est celui qui vous permet de faire trois choses :

  • Facturer simplement, sans risque TVA ou juridique
  • Garder une marge cohérente (sans surpayer impôts + cotisations)
  • Piloter votre trésorerie sans mauvaises surprises

Désormais, comparons les statuts.

Micro-entreprise : parfaite pour démarrer… mais pas pour toutes les activités

La micro-entreprise est souvent un excellent point de départ, parce qu’elle est simple, rapide et rassurante. Pour beaucoup de freelances, c’est le bon choix pour tester une offre, constituer ses premiers clients et stabiliser un rythme.

Elle est particulièrement pertinente si :

  • Vous avez peu de frais professionnels
  • Vous vendez principalement du “temps” ou de la prestation simple
  • Vous voulez limiter l’administratif au minimum
  • Vous êtes encore en phase de construction (offre, pricing, acquisition)

Le point critique, c’est que la micro-entreprise n’est pas “moins chère”. Elle est surtout plus simple.

Pourquoi ? Parce que vous ne déduisez pas vos frais réels. Si vous avez beaucoup de charges (matériel, logiciels, déplacements, sous-traitance), vous pouvez payer des cotisations et de l’impôt sur un revenu “théorique” plus élevé que votre réalité économique.

L’autre point de bascule, c’est la TVA. Tant que vous êtes en franchise, vous ne la facturez pas. Cela peut être un avantage commercial… ou un piège stratégique si vos clients sont des professionnels qui récupèrent la TVA (eux préfèrent souvent que vous la facturiez, car ils la récupèrent, et vous, vous récupérez la TVA sur vos achats).

EI au réel : la solution “sous-cotée” pour beaucoup de freelances

L’entreprise individuelle au réel est souvent un statut moins “sexy” que la société, donc moins promu. Pourtant, pour de nombreux freelances, c’est l’équilibre idéal : une structure simple, mais une logique fiscale plus juste.

Ce qui change avec l’EI au réel :

  • Vous déduisez vos frais réels
  • Vous récupérez la TVA si vous y êtes assujetti
  • Vous avez une comptabilité plus structurée
  • Vous pouvez piloter votre rentabilité plus finement

C’est particulièrement pertinent si vous commencez à investir dans votre activité : matériel, outils, déplacements, coworking, sous-traitance, formation, publicité, etc.

L’EI au réel devient très cohérente quand vous avez un bon niveau de chiffre d’affaires mais que vous ne cherchez pas spécialement à “faire de l’optimisation complexe”. Vous voulez surtout payer ce qui est logique, et garder un cadre stable.

Le point d’attention : l’EI reste une activité en nom propre. Ce n’est pas forcément un problème, mais il faut savoir ce que cela implique en responsabilité et en organisation patrimoniale. Pour certains profils, cette question devient un facteur de passage en société.

Société : pertinente quand vous changez de logique et avez des ambitions

Créer une société (EURL ou SASU) est souvent vécu comme une étape “pro”. Et dans beaucoup de cas, c’est vrai : elle apporte une séparation plus claire entre l’activité et le patrimoine, et ouvre des possibilités de structuration.

Mais une société n’est pas une optimisation automatique. C’est une nouvelle façon de fonctionner :

  • Une vraie gestion juridique (même si elle peut être très bien accompagnée)
  • Une logique de rémunération à choisir (salaire, dividendes, mix)
  • Des obligations comptables plus lourdes
  • Une trésorerie d’entreprise à piloter comme telle

La société devient pertinente quand vous commencez à raisonner autrement que “je facture et je me verse ce qui reste”. Par exemple :

  • Vous voulez lisser votre rémunération malgré une activité irrégulière
  • Vous commencez à accumuler de la trésorerie
  • Vous avez un projet d’investissement
  • Vous sous-traitez régulièrement
  • Vous voulez structurer une montée en gamme, voire un collectif

EURL ou SASU : la vraie différence pour un freelance est là

Quid du choix entre EURL ou SASU ? On voit souvent des débats caricaturaux : “SASU = mieux”, “EURL = plus simple”. En réalité, le bon choix dépend de votre logique de rémunération et de votre trajectoire.

En simplifiant au maximum, la SASU est souvent choisie par des freelances qui veulent une structure “souple” et évolutive, notamment si l’objectif est d’accueillir un associé plus tard ou de transformer l’activité. L’EURL est souvent vue comme plus encadrée et parfois plus prévisible selon les cas.

Mais dans la vraie vie, la question principale est : comment voulez-vous vous rémunérer, et quel niveau de protection sociale souhaitez-vous ?

Ce sont des arbitrages à faire avec vos chiffres, pas avec des idées reçues.

Les critères de décision les plus fiables (ceux qu’on utilise chez Excilio)

Pour choisir sans se tromper, on revient toujours à des critères très concrets. Les plus déterminants sont :

  • Le niveau de frais réels : plus vos charges augmentent, plus la micro devient coûteuse.
  • La TVA : dès que vous la collectez ou que vous avez intérêt à la récupérer, la question du régime devient structurante.
  • La stabilité du chiffre d’affaires : une société permet souvent un pilotage plus fin de la rémunération, mais seulement si l’activité est déjà solide.
  • La trajectoire : freelance solo “à vie” ou projet de croissance, sous-traitance, collectif, agence.
  • La tolérance à l’administratif : certains statuts demandent un suivi plus rigoureux, mais offrent plus de maîtrise.
  • Le niveau de revenu net visé : à partir d’un certain niveau, le simple “choix micro” n’est plus neutre.

Vous voyez le point commun : ce sont des critères de réalité, pas des critères théoriques.

Trois profils de freelances dans lesquels vous pourriez vous reconnaître

Profil 1 : Freelance en lancement, peu de frais, offre en construction

La micro-entreprise est souvent adaptée. Elle permet d’aller vite, de signer des clients, de se concentrer sur l’offre et l’acquisition.

Profil 2 : Freelance stabilisé, frais significatifs, besoin de récupérer la TVA

L’EI au réel devient souvent la meilleure option : plus juste fiscalement, encore simple dans l’organisation, et très cohérente pour piloter.

Profil 3 : Freelance “entrepreneur”, forte rentabilité, volonté de structurer ou d’investir

La société devient pertinente, à condition de la gérer comme une entreprise : rémunération, trésorerie, logique de stratégie.

Choisir votre statut de freelance avec Excilio

Le choix micro, EI ou société n’est pas un choix administratif. C’est un choix de pilotage.

Chez Excilio, nous ne choisissons pas un statut “par défaut”. Nous partons de votre réalité : vos missions, vos clients, vos charges, votre rythme d’encaissement, votre trajectoire.

Ensuite, nous construisons un cadre qui vous permet de travailler sereinement, de payer ce qui est juste, et d’anticiper les bascules avant qu’elles deviennent douloureuses.

Parce qu’un freelance bien structuré, ce n’est pas un freelance qui a “le meilleur statut”.
C’est un freelance qui comprend ses chiffres et qui peut se concentrer sur son expertise.

Contactez-nous pour en savoir plus sur nos missions !

Équipe Excilio

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