Mollie vs Stripe : quelle solution de paiement choisir en 2026 ?

En 2026, choisir une solution de paiement ne se résume plus à comparer deux grilles tarifaires. Le paiement est devenu un élément structurant du modèle économique : il conditionne la marge, la trésorerie, l’internationalisation et parfois même l’architecture produit.
Mollie et Stripe figurent aujourd’hui parmi les solutions les plus utilisées en Europe. Elles n’adressent pourtant pas les mêmes usages, ni les mêmes niveaux de maturité business. Beaucoup d’entreprises font l’erreur de choisir trop tôt (ou trop vite) et découvrent ensuite que leur prestataire de paiement devient une contrainte plutôt qu’un levier.
Ce guide a pour objectif de comparer Mollie vs Stripe en 2026, non pas de manière théorique, mais à partir de situations réelles, avec des chiffres et des cas d’usage concrets.
Comprendre la logique de Mollie et de Stripe
Avant de parler de coûts, il faut comprendre la philosophie des deux outils.
Mollie a été conçu comme une solution de paiement simple, européenne et orientée efficacité. Son objectif principal est de faciliter l’encaissement en ligne, avec un onboarding rapide, un checkout optimisé et une lecture claire des flux. Mollie est très apprécié des e-commerçants qui veulent une solution robuste sans complexité excessive.
Stripe, de son côté, est pensé comme une infrastructure de paiement globale. Au-delà de l’encaissement, Stripe propose des briques avancées pour les abonnements, les plateformes, les marketplaces, le multi-devises et les intégrations sur mesure. Cette puissance a un prix : Stripe est rarement “plug and play” dans les modèles complexes.
Ce positionnement initial explique déjà beaucoup des différences à venir.
Les frais de paiement : ce que vous payez réellement
Sur les cartes bancaires, la différence entre Mollie et Stripe dépend fortement du mix de paiement réel de vos clients.
Stripe applique un tarif standard sur les cartes européennes, avec une commission proportionnelle à laquelle s’ajoute un montant fixe par transaction. Ce modèle est simple à lire et relativement homogène, mais il ne distingue pas toujours finement les types de cartes.
Mollie, au contraire, segmente davantage. Les cartes bancaires françaises (CB) bénéficient souvent de tarifs plus bas, tandis que les cartes Visa et Mastercard européennes peuvent être légèrement plus chères que chez Stripe. Cette granularité peut être un avantage… ou un piège, selon votre clientèle.
Autrement dit, Mollie peut être moins cher si vos clients paient majoritairement en CB en France. Stripe devient souvent plus compétitif dès que le paiement se fait via Visa ou Mastercard, ou dès que l’activité dépasse le strict cadre français.
Abonnements et récurrence : simplicité contre sophistication
C’est l’un des points où l’écart entre Mollie et Stripe se creuse réellement.
Mollie propose une gestion des paiements récurrents efficace pour des abonnements simples : box mensuelle, prestation récurrente, service à prix fixe. L’approche est volontairement épurée et fonctionne très bien tant que le modèle reste stable.
Stripe, en revanche, a développé une véritable brique dédiée aux abonnements. Elle permet de gérer des cycles complexes, des montées en gamme, des proratas, des pauses, des remises temporaires et des relances automatisées en cas d’échec de paiement.
En pratique, Mollie convient parfaitement à des abonnements “linéaires”. Stripe devient presque incontournable dès que l’abonnement fait partie du produit lui-même, comme dans un SaaS ou une offre évolutive.
International et multi-devises : le vrai sujet caché
C’est souvent sur l’international que les choix initiaux se retournent contre les entreprises.
Stripe est extrêmement puissant sur le multi-pays et le multi-devises. Il permet d’encaisser dans de nombreuses devises, de gérer des comptes à l’international et de structurer des flux complexes. En contrepartie, les frais liés aux paiements transfrontaliers et à la conversion de devises peuvent rapidement peser sur la marge si ces coûts ne sont pas anticipés.
Mollie adopte une approche plus encadrée. L’international est bien géré au sein de l’Europe, mais certaines limites apparaissent dès que l’on cherche à déployer des flux multi-devises complexes ou des modèles réellement globaux.
Le bon choix dépend donc moins de votre ambition que de votre niveau de préparation. Une entreprise qui encaisse à l’international sans stratégie claire peut voir ses marges fondre très vite, quel que soit l’outil choisi.
Marketplaces et plateformes : deux visions du même besoin
Si votre modèle repose sur une marketplace ou une plateforme multi-vendeurs, la question n’est plus seulement “Mollie ou Stripe”, mais quelle architecture de paiement vous voulez construire.
Stripe est historiquement très fort sur ces modèles. Sa solution dédiée permet de gérer l’onboarding des vendeurs, les commissions, les reversements et les flux séparés. C’est une solution puissante, mais qui demande un vrai travail de conception et de suivi.
Mollie propose également des fonctionnalités adaptées aux plateformes, avec des mécanismes de partage de paiement et de reversement. Cette approche est souvent plus simple à mettre en place, mais peut montrer ses limites sur des modèles très complexes ou très internationaux.
Dans les faits, Stripe est souvent choisi pour des plateformes ambitieuses et fortement scalables. Mollie est plus adapté à des marketplaces européennes avec des besoins maîtrisés.
Pilotage, trésorerie et lisibilité des flux
Au-delà des frais, le choix d’une solution de paiement impacte directement la lecture de la trésorerie.
Mollie offre une grande lisibilité sur les flux et permet de choisir des rythmes de versement clairs. Cette transparence est appréciable pour les dirigeants qui veulent comprendre rapidement ce qui est encaissé, ce qui est en attente et ce qui est reversé.
Stripe, de son côté, offre une profondeur analytique importante, mais au prix d’une certaine complexité. Les flux sont puissants, mais nécessitent souvent un accompagnement comptable pour être correctement interprétés, notamment en multi-devises ou en modèle plateforme.
Mollie ou Stripe en 2026 : comment trancher sans se tromper ?
Il n’existe pas de “meilleure” solution universelle.
Mollie est souvent un excellent choix pour :
- des e-commerçants européens,
- des modèles simples ou intermédiaires,
- des équipes qui veulent aller vite sans sur-ingénierie,
- des flux majoritairement en France ou en Europe.
Stripe s’impose davantage pour :
- des SaaS ou offres par abonnement complexes,
- des plateformes ou marketplaces,
- des modèles fortement internationaux,
- des entreprises qui assument une logique technique plus poussée.
Le bon critère n’est donc pas le pourcentage affiché, mais l’alignement entre votre modèle économique, votre trajectoire de croissance et la solution de paiement.
Choisir sa solution de paiement avec Excilio
Un prestataire de paiement ne se choisit pas isolément. Il doit s’intégrer dans un ensemble cohérent : outils e-commerce, logistique, comptabilité, fiscalité et pilotage financier.
Chez Excilio, nous aidons les entreprises à comparer Mollie, Stripe et les autres solutions non pas sur la promesse marketing, mais sur leurs flux réels, leurs marges et leurs contraintes opérationnelles. L’objectif n’est pas de changer d’outil pour changer d’outil, mais de construire une architecture de paiement qui tient dans le temps.
Parce qu’en 2026, une mauvaise décision sur le paiement ne se voit pas toujours tout de suite… mais elle finit presque toujours par se payer. On en parle ?



